Les gangs de rançongiciels se sont mis à écrire aux clients, pas seulement à l'entreprise
Près de 29 par jour. C'est le rythme que Comparitech a relevé entre juillet et septembre : 2 627 attaques par rançongiciel revendiquées, un record pour son observatoire et 61 pour cent de plus que sur les mêmes trois mois de 2025. La rançon moyenne demandée atteignait 602 400 dollars, la médiane 150 000. Qilin et un groupe qui se fait appeler The Gentlemen représentaient la plus grosse part.
Le chiffre compte moins que la tactique qu'il recouvre. Les gangs ne se contentent plus de chiffrer les fichiers d'une entreprise et d'attendre. Une fois les données volées, ils s'en prennent directement aux personnes qui y figurent. Rebecca Moody, responsable de la recherche sur les données chez Comparitech, cite The Gentlemen qui s'en est pris aux clients de MIP Holdings en juin, et résume la conséquence sans détour : "payer une rançon ne garantit absolument pas que vos données volées seront supprimées."
Le courriel qui arrive n'est donc pas du spam au sens habituel. Il sait avec quelle entreprise vous avez traité, à peu près ce que vous avez acheté ou quelle couverture vous aviez, et il réclame de l'argent pour que cela reste discret. La réponse reste non, et il faut toujours signaler plutôt que répondre, mais cela résonne différemment quand les détails sont justes.
Rien de tout cela n'est entre vos mains. Ce qui l'est, c'est l'autre moitié du rançongiciel, celle où ce sont vos propres fichiers qui se retrouvent verrouillés. Une copie récente de vos documents et de vos photos transforme la catastrophe en après-midi de travail, et la sauvegarde en un clic de Tendvane copie Documents, Images et Bureau vers le disque de votre choix sans que vous ayez à y penser.